Bingo

Bingo, le chien et les voisins

Le cas de Bingo démontrait bien l’importance cruciale d’une remise en question générale au sein d’un même foyer pour générer des résultats.

La problématique rencontrée était que Bingo aboyait en permanence contre les voisins dès qu’ils passaient devant la maison.

La situation géographique faisait que la maison des voisins donnait derrière la maison de Bingo. Ainsi, pour se rendre à l’arrêt de bus, les voisins devaient passer devant la maison de Bingo, ce qui le mettait dans tous ses états à chaque passage.

Durant la communication animale, il en était notamment ressorti que Bingo, dans son passé (avant d’être adopté par cette famille), avait eu une éducation très difficile et stricte, car étant d’une race considérée comme dangereuse ou menaçante, on lui avait inculqué encore et encore qu’il devait se taire et ne pas aboyer, afin de ne pas passer pour un méchant et ainsi avoir plus de chances d’être adopté. Le problème était que Bingo aimait montrer son affection en venant proche des gens et parfois en aboyant pour les saluer. Il ne comprenait donc pas pourquoi on lui faisait des remarques sur ses aboiements, car il ne comprenait pas qu’on lui avait collé une étiquette de « chien dangereux ».

Il ressortait également que Bingo dans sa situation actuelle, était en proie à des incompréhensions, car il ressentait une contradiction entre ce que ses maîtres actuels lui demandaient verbalement et ce qu’ils émettaient énergétiquement. Il semblait donc judicieux d’envisager une séance pour l’ensemble de la maisonnée pour mieux cerner cette contradiction et la corriger.

La maîtresse de Bingo était désespérée, car elle vivait mal les remontrances des voisins faites à son encontre ou à celle de Bingo.

Ceci renvoyait au fait que la dame, lorsqu’elle était enfant, était extrêmement sensible et devenait inconsolable dès qu’on lui faisait une remarque. Elle avait identifié que sa voisine actuelle (qui était celle qui venait toujours faire la porte-parole de la maisonnée pour évoquer les problèmes avec Bingo) ressemblait à une enseignante qu’elle avait eue lorsqu’elle était enfant et qui lui avait donné la seule et unique punition scolaire qu’elle avait eue de toute sa vie. Pour la dame, qui était alors une élève modèle, cette punition avait été une honte énorme et la source de grandes angoisses à l’idée d’en parler à ses parents. L’association d’idées qui découlait de la simple vue d’une personne ayant ce physique-là, réactivait donc les craintes et mal-être chez la dame, une trentaine d’années plus tard.

Après cette première séance, la maîtresse de Bingo m’avait rappelée pour me dire qu’il y avait quelques améliorations avec Bingo, et qu’elle-même était également beaucoup plus sereine avec la situation. Mais cela ne suffisait pas, car le climat avec les voisins était encore globalement tendu.

La communication suivante avait été convenue pour s’axer plus spécialement sur le maître de Bingo, car pour permettre un traitement global, il fallait traiter les effets miroir existants avec tous les membres de la maisonnée, et pas seulement avec la dame.

Lors de cette nouvelle séance, il ressortait que le monsieur éprouvait une intense colère contre les voisins, même s’il la taisait. En effet, il n’arrivait pas à comprendre pourquoi ils s’entêtaient à passer toujours par ce chemin devant Bingo plutôt que d’aller prendre le bus à un autre arrêt un peu plus loin qui évitait tout passage à proximité de leur maison, et aurait donc évité bien des tensions. Au fil de la discussion, le monsieur avait éclaté de rire en réalisant que ses émotions envers ses voisins pouvaient être résumées par la phrase suivante : « Je n’ai qu’une envie, leur aboyer dessus ! » Or, c’était précisément ce que Bingo faisait ! Nous comprenions donc que Bingo pensait obéir à son maître en aboyant, d’où la contradiction.

Ceci renvoyait à un événement survenu lorsque le monsieur avait environ 9 ans et s’était un jour bagarré avec un de ses camarades de classe. Pour éviter de jeter de l’huile sur le feu ou d’avoir d’autres bagarres, ses parents lui avaient demandé de contourner la maison du camarade en question pour aller à l’école. Le jeune garçon avait trouvé cette situation injuste, car il estimait que c’était le camarade qui avait commencé, et donc il ne voyait pas pourquoi c’était lui-même qui devait faire un effort en faisant un détour chaque jour pour aller à l’école.

Il répétait donc la situation, mais dans un autre costume, avec ses voisins qui réactivaient le souvenir de son amertume. Et le fait de voir les voisins oser quand même passer par le chemin le plus rapide l’irritait puisque lui-même n’y avait pas eu droit.

Après cette nouvelle séance, durant laquelle, comme pour la dame, les blocages du monsieur avaient été travaillés en profondeur, la situation était devenue paisible avec Bingo. Le monsieur et la dame ne dégageaient plus ces énergies d’amertume, de honte, de tristesse ou de rancœur contre les voisins, et dès lors, Bingo était lui-même aussi plus serein, surtout du fait que nous avions travaillé sur ses blocages personnels également.

Le traitement combiné des 3 membres du foyer pris individuellement avait permis de mieux cerner la globalité de la situation pour la résoudre.

Dans ce cas, il n’avait pas été nécessaire de traiter de vies antérieures pour obtenir des résultats.

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :