Khéops

Khéops, le chat protecteur

(Extrait du livre « Communication animale et karma des animaux« )

Lors de la connexion à l’aveugle avec Khéops, il manifestait un côté anxieux et presque fataliste. Il avait peur de commencer le soin, car il craignait déjà l’issue, c’est-à-dire le fait qu’il se retrouverait tout seul lorsque le soin serait fini et qu’il serait livré à lui-même.

Première vie passée

Dans la première vie passée explorée, Khéops était un chien, très serviable et obéissant, dans un contexte de guerre. Le village était à feu et à sang et le chien faisait de son mieux pour tenter de porter secours aux villageois qu’il connaissait bien et qu’il appréciait. Il faisait ce qui était en son pouvoir, comme tirer des blessés à découvert pour les mettre à l’abri, lécher des plaies, aller chercher de l’aide…

Constatant que la bataille prenait de l’ampleur et que sa contribution était loin d’être suffisante dans ce carnage, il avait fini par se décourager. Il souffrait également à l’idée qu’il faisait tout pour les autres, mais que personne n’était là pour prendre soin de lui ou des animaux en souffrance. Ce manque d’intérêt l’inquiétait et il ne savait plus par où s’y prendre. Laissé livré à lui-même, sans personne pour l’aider à se ressaisir ou lui donner un conseil, et excédé par le bruit qui ne s’arrêtait jamais, il s’était enfui à toutes pattes hors de ce village.

Hélas pour lui, il était alors tombé face à une autre bataille dans un autre village. Le fait de n’avoir aucun répit le désespérait.

Il avait fini par se terrer dans une forêt et à attendre dans l’espoir que tout s’arrête.

Suite à cette vision, Khéops était soudain tout agité et paniqué, comme s’il courait dans tous les sens. Il manifestait un sentiment de stress intense qui était compréhensible de par la vision : il revivait sa peur d’antan.

Entretien téléphonique

En exprimant ceci aux propriétaires, ils ne comprenaient pas vraiment, car ils disaient que Khéops était très calme et sage. Pour un chat, il était effectivement très obéissant, un peu comme un chien (d’ailleurs, ils se demandaient parfois s’il n’avait pas été un chien dans une vie passée, justement !), mais autrement, ils ne voyaient pas vraiment de lien.

La raison de leur demande de soin était que Khéops urinait partout où il ne fallait pas, en particulier le soir et les week-ends, et ils avaient beau lui parler gentiment ou fermement, pourvoir assez de caisses de litière propres, rien n’y faisait.

En demandant à Khéops la raison de ces pipis, il ne savait pas vraiment quoi répondre, mais il m’avait « envoyé » son angoisse qui me faisait alors ressentir ce qu’il percevait et qui l’amenait à avoir ce comportement. L’inquiétude et le stress étaient tels qu’il ne parvenait plus vraiment à se contrôler et il perdait la notion de ce qu’il devait faire ou ne pas faire car il se sentait dépassé par les événements. Ceci était un copié-collé des sensations de la vie passée, qu’il rematérialisait lorsqu’il était pris de fuites urinaires. Néanmoins, ce qui était le plus frappant était le bruit de la bataille en arrière-fond. Ce bruit était ce qui amplifiait la peur.

Khéops était assez timide, mais il avait fini par demander pourquoi tant de brutalité était nécessaire. Il manifestait son désir d’être pacifique et d’attirer un monde pacifique, mais en vain.

J’avais alors demandé aux gardiens de Khéops s’ils regardaient des films ou séries particulièrement violents et/ou de guerre. Ils avaient réfléchi brièvement, puis indiqué qu’en effet, leurs divertissements télévisuels préférés étaient les films de guerre, ou alors les séries policières dans lesquelles il y a toujours au moins une scène d’échanges de coups de feu ou de bagarres. Au fil de la discussion, il ressortait qu’ils venaient de faire l’acquisition d’un home cinema, ce qui amplifiait bien évidemment le bruit… Khéops se sentait donc à nouveau piégé par des bruits et des conflits de toutes parts, ce qui alimentait son sentiment d’impuissance et de se sentir dépassé par les situations. Après réflexion, les gardiens de Khéops avaient pris conscience que la pièce où leur félin faisait le plus souvent ses besoins était effectivement la pièce la plus éloignée du salon, et donc la plus silencieuse lorsqu’ils regardaient la télévision. Khéops avait tendance à aller là comme pour échapper à la guerre et c’était là que, de terreur, il s’oubliait dans ses besoins.

Le félin évoquait aussi que les « jeux de lumière » dans l’obscurité lui faisaient peur. Il indiquait que la lumière de la lune qui filtrait à travers les branches d’arbre (et « bougeait » en fonction des mouvements des branches avec le vent) l’angoissait également. Il y voyait une similitude avec les flammes des incendies qui faisaient ravage dans le village assailli de la vie passée…

Un autre point intéressant était que dans la maisonnée, il y avait aussi des gerbilles, à qui il arrivait de jouer la nuit, parfois d’une manière un peu bruyante… Ce qui, bien entendu, contribuait à amplifier la peur de Khéops.

En communiquant avec les gerbilles, celles-ci avaient admis qu’elle ne se rendaient pas compte que leurs jeux pouvaient occasionner des angoisses chez Khéops. Contrites, elles avaient décidé de se relayer pour « tenir compagnie » (télépathiquement parlant) à Khéops pendant la nuit pour le rassurer lors de ses crises d’angoisse.

Deuxième vie passée

Khéops était un poulain dont la mère était « partie » (certainement emmenée à l’abattoir) durant la fin de journée. Il attendait qu’elle revienne le lendemain, mais rien. Le surlendemain non plus… Le pauvre petit passait des nuits blanches à appeler et à attendre désespérément que sa mère revienne, mais en vain. Il se changeait les idées durant la journée, mais le soir venu, la mélancolie l’accablait à nouveau. Dans son écurie, il percevait, contre l’un des murs, les jeux de lumière des rayons de la lune à travers les branches d’arbres. Le poulain observait ces luminosités pour tenter de se rassurer.

Cette vision expliquait d’autant plus pourquoi les jeux de lumière étaient si pénibles à voir pour Khéops : ils lui rappelaient inconsciemment le manque de sa mère, la souffrance et l’incompréhension qui allait avec.

Durant le traitement de cette vie passée, l’une des gerbilles était venue se blottir contre Khéops (en pensées) et cela l’avait aidé à se calmer de par cette présence féminine réconfortante.

Collaboration

Suite à ce soin, les gardiens avaient préparé un coin tranquille pour Khéops, loin de la télévision, et ils avaient aussi fait l’effort de mettre le volume moins fort. Ils avaient également placé une lampe dans la « chambre refuge » pour que même la nuit, Khéops ait moins peur des jeux de lumière ainsi atténués. Un bon changement avait été constaté.

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