Gucci

Gucci, le chien mal dans sa peau et fugueur

(Extrait du livre « Communication animale et karma des animaux« )

Durant la communication initiale à l’aveugle, Gucci avait indiqué qu’il ne supportait plus l’autre chienne de la maisonnée et qu’il se sentait dominé par elle. Il indiquait qu’elle cherchait à le soumettre par le jeu, mais il en avait assez de ce comportement et se disait qu’elle pourrait bien trouver un autre jeu. Gucci montrait l’image d’un humain qui écoute tranquillement de la musique et il disait : « C’est ce à quoi j’aspire : me reposer sans devoir jouer constamment, sans avoir à me justifier, et sans que l’on pense instantanément que je suis malade parce que je suis tranquille ! »

Vie antérieure

Puis une vie passée s’était dévoilée, montrant Gucci en tant que chat de race se prenant pour un vrai roi et appartenant à une femme très snob et élitiste. Il lui arrivait de recevoir des amis à la maison, certains d’entre eux possédant un chien. À chacune de ces occasions, les chiens, tout heureux de voir un chat (c’est-à-dire un potentiel compagnon de jeu) venaient vers lui en agitant la queue, pour l’inviter à s’amuser. Mais le chat sautait sur les meubles ou sur le rebord de la cheminée, de manière à être insaisissable par les chiens, et il les toisait avec mépris. Il se disait : « Pff ! Ces chiens ! Ce qu’ils sont sales, brusques et mal éduqués ! » Lorsque sa propriétaire percevait qu’il devenait trop irrité par la situation, elle se levait et allait prendre son chéri dans ses bras pour le réconforter. En l’emmenant dans une chambre au calme, elle lui susurrait à l’oreille : « Bah, ces chiens sont mal éduqués ! » En bref, elle surenchérissait, ce qui ancrait davantage le mépris du chat envers les canidés.

Tandis que je traitais cette vie passée, Gucci était tout honteux. Il disait : « J’étais vraiment ainsi ? » Cette humilité était plutôt, encourageante en ce qu’elle montrait que Gucci avait le désir de sortir de là et de trouver le juste milieu.

Entretien téléphonique

Après avoir entendu le compte rendu, le monsieur avait dit que cela était épatant, parce que justement, au moment où le soin avait débuté, Chanel, son autre chienne, avait entrepris d’inviter Gucci à jouer avec elle. Ceci expliquait pourquoi Gucci avait commencé par évoquer le fait qu’il en avait assez de ces jeux : parce qu’il vivait la situation en direct. Le gardien précisait que Chanel était effectivement très joueuse et que ce type de situation survenait donc très fréquemment. Il avait remarqué depuis plusieurs semaines que Gucci n’en pouvait plus, et c’était l’une des raisons pour lesquelles il avait demandé le soin.

Un autre tracas était que Gucci était constamment seul et qu’il s’isolait de son propre chef. Il passait ses journées à soupirer profondément et sans raison apparente…

Ce comportement n’était pas spécialement étrange en considérant la vie passée évoquée précédemment : Gucci soupirait parce qu’il se sentait mal dans sa peau, puisqu’il était revenu sous les traits de ces « créatures sales, brusques et mal éduquées ». Il était donc déçu de ne pas être dans un autre corps. Il soupirait non seulement parce qu’il se méprisait (en raison de son corps de chien et de sa programmation de la vie passée), mais aussi parce que sa camarade de maisonnée était également un canidé et qu’elle manifestait justement un comportement trop joueur à son goût, trop brusque et trop mal éduqué…

À ce stade, nous pouvions donc noter un schéma mixte : d’un côté la répétition, car Gucci était à nouveau importuné par un chien joueur et le méprisait ; et d’un autre côté le passage à l’autre extrême, puisqu’il était revenu sous un corps « rebutant », lui qui se voyait plutôt comme un « chat-apollon » ultradistingué…

Chanel avait d’ailleurs essayé d’apporter sa contribution pour le soin. Elle avait dit : « J’aimerais bien aider Gucci, mais il m’envoie sur les roses à chaque fois… »

Le but du soin était notamment que Gucci accepte qu’il était dans le corps d’un chien, et qu’il lâche sa conviction que les canidés sont des plaies. Il fallait donc qu’il travaille pour changer sa propre vision (en tant que chat), pour s’autoriser à vivre et à être heureux.

Un autre problème qui était survenu d’une manière récurrente (et qui avait été le déclencheur pour la demande de soin pour Gucci) était que souvent, lorsque la conjointe du monsieur venait passer le week-end chez lui, Gucci fuguait. De tels épisodes s’étaient déjà produits à plusieurs reprises et, par chance, Gucci avait toujours été retrouvé, mais le monsieur était très inquiet à chaque fois et espérait que la situation allait finir par se calmer.

En discutant avec Gucci, il refusait d’évoquer ceci dans un premier temps. Il se retenait énormément et je ressentais une grande souffrance en lui. Il occultait ces épisodes parce qu’il ne voulait pas montrer ou admettre ses faiblesses.

Toutefois, finalement, il avait indiqué que la nouvelle conjointe du monsieur lui faisait penser à la femme de la vie passée, c’est-à-dire la propriétaire très élitiste du chat. Et à chaque fois qu’il la voyait, Gucci avait honte, car cela réactivait en lui la pensée : « Cette femme me méprise parce que je ne suis qu’un chien sale, brusque et mal éduqué. » Et alors, tellement mal dans sa peau, il allait fuguer pour ne pas rester dans cette atmosphère qui lui était si douloureuse émotionnellement. Il sortait, en somme, parce que la femme préférait les chiens loin de chez elle. Du moins, c’était ce qu’il pensait.

Suite au soin, Gucci avait fini par se sentir globalement mieux dans sa peau, même si cela avait pris du temps et nécessité une autre communication. Il était d’abord passé par une phase où il semblait indifférent à tout, c’est-à-dire ni heureux ni malheureux, mais au moins il ne manifestait plus une telle irritation face à Chanel. Puis il s’était senti mieux aussi en lui-même et avait peu à peu cessé de soupirer. Il s’ouvrait à retrouver la joie de vivre. Il était encore un peu froid avec la conjointe, mais aux dernières nouvelles, il ne fuguait plus.

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